Comment la fumée agit dans le corps ?

Lorsqu’on fume du cannabis, la fumée pénètre dans les poumons avant de pass­er dans la cir­cu­la­tion san­guine. Les effets appa­rais­sent en 10 min­utes env­i­ron et peu­vent dur­er plusieurs heures. 1

La durée, l’intensité et la nature des effets dépen­dent de la per­son­ne, du cannabis util­isé et de la quan­tité con­som­mée. La per­son­ne peut ressen­tir un sen­ti­ment d’euphorie et de détente. Mais fumer du cannabis ralen­tit aus­si le temps de réac­tion et réduit les capac­ités de con­cen­tra­tion. 2 C’est pourquoi, après avoir con­som­mé, il est recom­mandé de ne pas pren­dre le volant, par exemple.

Réduire les risques en fumant du cannabis

Con­som­mer du cannabis com­porte des risques, quelle que soit la méth­ode util­isée. Le meilleur moyen de les réduire reste de ne pas con­som­mer. Si l’on choisit toute­fois de fumer du cannabis, cer­tains gestes per­me­t­tent de lim­iter les risques :

  • Utilis­er un fil­tre : il per­met de réduire en par­tie les sub­stances tox­iques inhalées, mais sans les élim­in­er totale­ment. 3
  • Préférez le vapor­isa­teur au joint : les vapor­isa­teurs chauf­fent le cannabis sans le bruler ce qui per­met d’éviter la plu­part des sub­stances nocives libérées par la com­bus­tion. Sans tabac ajouté, il sup­prime les risques liés à la nico­tine. Cepen­dant, même si les résul­tats sont encour­ageants, il n’existe pas encore assez d’études pour éval­uer entière­ment les risques de vaporisateurs.
  • Restez attentif·ve à à l’en­tourage : comme pour le tabac, des sci­en­tifiques com­men­cent à éval­uer les effets de la fumée pas­sive du cannabis. 4 C’est-à-dire, les effets de la fumée sur les per­son­nes présentes dans l’espace où du cannabis est fumé, mais qui ne fument pas elles-mêmes. Alors, priv­ilégi­er le fait de fumer dehors ou dans un espace bien ventilé.

Le « dab »

Le dab con­siste à vapor­is­er un con­cen­tré de cannabis à très haute teneur en THC, à l’aide d’un bang adap­té ou d’un couteau chauf­fé à blanc. La vapeur obtenue est très puis­sante, ce qui en fait une pra­tique par­ti­c­ulière­ment addic­tive. Elle est forte­ment décon­seil­lée, surtout pour les per­son­nes débu­tantes, qui peu­vent être sur­pris­es par l’in­ten­sité des effets. 5 Le dab peut provo­quer des symp­tômes graves néces­si­tant une hos­pi­tal­i­sa­tion et un traite­ment médica­menteux.6

  1. Addic­tion Suisse. (s. d.). Cannabis : effets et risques — Mode de con­som­ma­tion.[]
  2. Cen­tre cana­di­en sur les dépen­dances et l’usage de sub­stances. (2020). Les effets du cannabis fumé : ce qu’il faut savoir [Fiche d’in­for­ma­tion]. CCDUS.[]
  3. Sam­bi­a­gio, N., Aires Guer­ra Iria, D., Auer, R., Schöni, A., & Berthet, A. (2023). Tox­i­co­log­i­cal assess­ment of aerosols emit­ted by cannabis inhala­tion meth­ods : Does cannabis vap­ing using Elec­tron­ic Non-Nico­tine Deliv­ery Sys­tems (ENNDS) and vapor­iz­ers reduce expo­sure to tox­i­cants com­pared to cannabis smok­ing ? Office fédéral de la san­té publique (OFSP).[]
  4. Lev­asseur, M.-E., Poulin, P., & Leclerc, J.-M. (2021). Effets sur la san­té asso­ciés à l’ex­po­si­tion à la fumée sec­ondaire de cannabis dans les milieux intérieurs. Insti­tut nation­al de san­té publique du Québec (INSPQ).[]
  5. Mullins, M. F. (2021). Cannabis dab­bing. Nurs­ing, 51(5), 4650.[]
  6. Alzghari, S. K., Fung, V., Rick­n­er, S. S., Chacko, L., & Flem­ing, S. W. (2017). To Dab or Not to Dab: Ris­ingCon­cernsRegard­ingtheTox­i­c­i­tyof CannabisCon­cen­trates.Cureus, 9(9), e1676.[]