Des débuts scientifiques légitimes
Tout commence en 1942 avec les premiers essais pour reproduire le cannabis en laboratoire, les premiers cannabinoïdes de synthèse sont ainsi créés.1 Mais c’est en 1994 que l’histoire bascule : John W. Huffman, un chercheur américain, crée plus de 400 cannabinoïdes synthétiques (la série « JWH ») pour comprendre comment fonctionnent les récepteurs cannabinoïdes dans notre corps. Son but ? Développer de nouveaux médicaments contre la douleur.2 3
À un usage détourné et dangereux
En 2006, Huffman découvre avec horreur que des fabricants malveillants ont récupéré ses formules scientifiques publiées pour créer des drogues. Ces mélanges d’herbes, vendus sous des noms comme « Spice » ou « K2″, explosent sur le marché, on en trouve même dans les stations-service.4
Pourquoi un tel succès ? La raison est qu’ils n’étaient pas illégaux car ne contenaient pas de THC. Cela a mené a un résultat catastrophique : des vagues d’overdoses massives car contrairement au cannabis naturel, ces substances synthétiques peuvent tuer…
Les législations des pays concernés ont pour la plupart changé afin d’interdire les cannabinoïdes de synthèse impliqués. Cela a fini par suffire à dissuader les compagnies produisant ces mélanges d’herbes, mais pas les fabricants sur internet. Des cannabinoïdes de synthèse sont donc encore régulièrement interdits, tandis que d’autres sont créés pour remplacer les anciens. Il s’agit un jeu du chat et de la souris qui dure depuis plus de 20 ans… Désormais, on retrouve surtout des cannabinoïdes de synthèse ajoutés à du chanvre légal, dans des liquides pour cigarettes électroniques et dans des préparations culinaires.
