Les risques spécifiques

Con­som­mer du cannabis en l’avalant présente des incon­vénients impor­tants à connaître.

Le pre­mier est le dosage : il est impos­si­ble d’es­timer visuelle­ment la quan­tité de THC con­tenue dans un ali­ment. À cela s’a­joute le délai avant que les effets se man­i­fes­tent, qui peut s’é­ten­dre à plusieurs heures. Ce décalage entraîne fréquem­ment des sur­dos­es acci­den­telles : une per­son­ne qui ne ressent rien peut être ten­tée de repren­dre une ou plusieurs por­tions, sans savoir qu’elle a déjà absorbé une dose importante.

Les effets durent par ailleurs bien plus longtemps qu’en fumant ou en vapor­isant, env­i­ron 6 à 8 heures, ce qui peut être prob­lé­ma­tique selon les activ­ités prévues. Leur nature change égale­ment : la plu­part des consommateur·ices les décrivent comme plus intens­es, voire « psy­chédéliques », ce qui peut provo­quer des angoiss­es ou des bad trips.