Définition

La psy­chose cor­re­spond à un manque de dis­cerne­ment entre le réel et l’imaginaire. Elle s’accompagne de cer­tains trou­bles psy­chiques dans lesquels on retrou­ve sou­vent des symp­tômes tels que :1

  • Des hal­lu­ci­na­tions audi­tives ou visuelles
  • Des idées déli­rantes, par­fois para­noïaques 
  • Un sen­ti­ment de per­sé­cu­tion  
  • Des mou­ve­ments agités ou imprévis­i­bles (cata­tonie)  
  • Une dés­in­té­gra­tion pro­gres­sive de la per­son­nal­ité 

En ce qui con­cerne la schiz­o­phrénie, elle s’accompagne sou­vent d’autres trou­bles, appelés « symp­tômes négat­ifs », par­mi lesquels : 

  • Une altéra­tion des per­for­mances sociales, cog­ni­tives et pro­fes­sion­nelles : dif­fi­cultés à main­tenir un emploi sta­ble, à résis­ter à la pres­sion d’un tra­vail stres­sant 
  • Des dif­fi­cultés dans leurs rela­tions avec les autres 
  • De l’isolement social 

En conclusion

Le lien de causal­ité entre le cannabis et la schiz­o­phrénie n’est tou­jours pas claire­ment établi. Il est cer­tain qu’il y a plus de per­son­nes qui fument du cannabis chez les in souf­frant d’un trou­ble psy­cho­tique, mais cela n’indique pas encore que le cannabis soit respon­s­able de l’ap­pari­tion de ce prob­lème. La pru­dence reste de mise pour les adolescent·e·s, chez qui l’association entre psy­chose et schiz­o­phrénie est par­ti­c­ulière­ment mar­quée.

  1. Arcin­ie­gas, D. B. (2015). Psy­chosis. Con­tin­u­um : Life­long Learn­ing in Neu­rol­o­gy, 21(3 Behav­ioral Neu­rol­o­gy and Neu­ropsy­chi­a­try), 715‑736.[]