C’est auprès des parents que les enfants et adolescent·es forgent le socle d’où émergeront leurs valeurs futures. La question se pose alors de savoir si le comportement parental, possiblement addictif, joue un rôle dans la décision d’une jeune personne à prendre de la drogue.
À ce titre, l’image du père est prépondérante. La consommation actuelle ou passée de ce dernier constituerait un facteur déterminant, impliquant un risque non négligeable de prise de cannabis chez le fils ou chez la fille, tandis que le comportement de la mère, consommatrice ou non, aurait peu d’influence.3 Ce résultat peut être mis en parallèle aux études sur les troubles des conduites adolescentes, qui ont montré l’influence importante du père, dont les comportements antisociaux ou la consommation de substances psychoactives sont les facteurs de risques le plus souvent retrouvés.
Par contre, le fait que les parents ne consomment pas de produits psychoactifs n’induit pas forcément une abstinence de l’enfant. Cette adoption du modèle parental dépend grandement de la qualité des relations qui unissent parents et enfants, ainsi que de leur continuité.
