Résister à la tentation

Fam­i­li­er mais mys­térieux, banal mais inter­dit, le cannabis cul­tive cer­taines con­tra­dic­tions. S’il inquiète les un·es, qui y voient de l’échec et de l’exclu­sion, il évoque l’innocence des milieux fes­tifs pour les autres. Une déci­sion d’arrêter ou de réduire sa con­som­ma­tion peut ain­si être sujette à débat. Com­ment éviter de se remet­tre à en con­sommer tout en y étant exposé·e ?

Con­seils

Éviter les situations à risque

Dans les pre­miers temps, il est con­seil­lé d’éviter les endroits où l’on con­somme du cannabis et de fréquenter des ami·e·s qui ne fument pas. Cela per­met d’éviter de nom­breuses ten­ta­tions. N’hésitez pas à tem­po­ris­er si votre envie est trop forte, par exem­ple en repous­sant une sor­tie ou en trou­vant une excuse pour vous éloign­er un moment.

Résister à l’influence

Ne vous lais­sez pas influ­encer par les per­son­nes qui ne com­pren­nent pas votre démarche et qui voudraient vous inciter à pour­suiv­re la con­som­ma­tion. Dites-vous que plus de la moitié des per­son­nes qui con­som­ment du cannabis aimeraient arrêter ou dimin­uer.1 Vous avez le droit d’affirmer votre iden­tité d’an­cien·ne con­som­ma­teur ou con­som­ma­trice. Il est tout à fait pos­si­ble de refuser poli­ment lorsque l’on vous pro­pose du cannabis :

« Non mer­ci, je fais une pause en ce moment. » 

« Ça ira, j’essaie d’arrêter. » 

Il n’est toute­fois pas oblig­a­toire de se jus­ti­fier.  Si vos ami·es qui con­som­ment ont des atti­tudes qui met­tent à mal votre démarche, il peut être utile de pren­dre un peu de dis­tance, au moins tem­po­raire­ment, pour vous sen­tir plus solide dans votre choix.

Ne soyez pas condescendant·e si l’on vous pro­pose du cannabis sans insis­ter. Votre sevrage ne vous accorde pas un droit de supéri­or­ité. Il s’agit sim­ple­ment d’un choix per­son­nel qui doit être respec­té, tout comme le leur de con­tin­uer à consommer.

Trouver une personne du groupe qui vous soutient

Si vous craignez de fréquenter un groupe de con­som­ma­teurs ou con­som­ma­tri­ces, prévenir à l’avance une per­son­ne de con­fi­ance au sein du groupe peut être très béné­fique. Vous aurez prob­a­ble­ment moins besoin de vous jus­ti­fi­er et vous serez plus à l’aise pen­dant la ren­con­tre si quelqu’un partage votre avis et est prêt·e à défendre votre position.

S’intégrer différemment

Rester sobre peut aus­si être très appré­cié dans un groupe qui con­somme du cannabis. Cela peut par exem­ple vous per­me­t­tre d’assurer la con­duite de vos ami·es en voiture à leur domi­cile après les soirées ou d’assurer des tâch­es com­pliquées ou risquées pour des per­son­nes sous l’influence du cannabis.

Découvrir de nouveaux univers

Tout le monde ne con­somme pas et toutes les soirées ne sont pas axées sur le cannabis. Prof­itez de votre change­ment pour décou­vrir de nou­veaux cen­tres d’in­térêt. Il y a de nom­breuses ren­con­tres à faire avec de nou­velles per­son­nes pour partager des moments sans fumée.

  1. Ramo, D. E., Deluc­chi, K. L., Liu, H., Hall, S. M., & Pro­chas­ka, J. J. (2014). Young adults who smoke cig­a­rettes and mar­i­jua­na : Analy­sis of thoughts and behav­iors. Addic­tive behav­iors, 39(1), 10.1016/j.addbeh.2013.08.035.[]