Drogues dures ou douces
Avant tout, il est important de comprendre que la distinction entre « drogues dures » et « drogues douces » repose davantage sur des représentations culturelles et historiques que sur des bases scientifiques solides. Ces termes ont été popularisés par des articles des années 1960 associant les drogues dures aux classes sociales défavorisées.1 En réalité, il n’y a aucune définition officielle de ce qui sépare les drogues dures et douces.2
Prenons l’exemple de l’alcool : il répond à tous les critères associés aux drogues dures (mis à part sa légalité arbitraire) et pourtant, il est presque systématiquement classé par la littérature scientifique comme une drogue douce.2 Cette classification pose question et nombre d’expert·es du domaine des addictions estiment qu’elle devrait être abandonnée au profit d’une approche plus nuancée, basée sur les effets réels des substances et les contextes de consommation.
- Klein, J., & Phillips, D. L. (1968). From Hard to Soft Drugs : Temporal and Substantive Changes in Drug Usage Among Gangs in a Working-Class Community. Journal of Health and Social Behavior, 9(2), 139‑145.[↑]
- Janik, P., Kosticova, M., Pecenak Prof, J., & Turcek, M. (2017). Categorization of psychoactive substances into “hard drugs” and “soft drugs” : A critical review of terminology used in current scientific literature. The American Journal of Drug and Alcohol Abuse, 43(6), 636‑646.[↑][↑]
