Différents contextes pour différents effets

Le cannabis pro­cure générale­ment une sen­sa­tion de bien-être. Les con­som­ma­teurs et con­som­ma­tri­ces rap­por­tent sou­vent des effets tels que la détente, l’euphorie ou une légère dés­in­hi­bi­tion. Cepen­dant, ces ressen­tis vari­ent d’une per­son­ne à l’autre et peu­vent dif­fér­er selon le con­texte ain­si que la sen­si­bil­ité et les attentes indi­vidu­elles. 

Pourquoi con­somme-t-on ?

Pourquoi consomme-t-on du cannabis ?

Les moti­va­tions à con­som­mer du cannabis sont nom­breuses. Cer­taines per­son­nes l’utilisent de manière fes­tive, d’autres pour socialis­er ou tra­vers­er des moments dif­fi­ciles. Il peut aus­si être con­som­mé par habi­tude, par curiosité, dans un cadre spir­ituel ou encore pour soulager cer­taines douleurs ou maladies.

Tout comme le rythme de con­som­ma­tion et les dosages, les effets du cannabis dépen­dent de plusieurs élé­ments :

  • La quan­tité consommée
  • La con­cen­tra­tion en THC
  • L’état physique et psy­chologique de la personne
  • Les attentes et l’expérience de la per­son­ne qui consomme
    Quelqu’un qui s’attend à être détendu·e ver­ra par exem­ple ce sen­ti­ment facil­ité, tan­dis qu’une appréhen­sion favoris­era un état anxieux.
  • Le mode de con­som­ma­tion (fumé, vapor­isé, ingéré…)
  • Le con­texte (seul ou en groupe, ambiance, environnement)

On dis­tingue générale­ment deux types d’effets : 

  • Les effets « high » : stim­u­lants, créat­ifs et amusants.
  • Les effets « stone » : sédat­ifs, entraî­nant une sen­sa­tion de lour­deur et d’euphorie.

À forte dose, le cannabis peut provo­quer des effets psy­chédéliques : altéra­tion du temps et de la per­cep­tion, hal­lu­ci­na­tions ou pen­sées accélérées. Il peut aus­si entraîn­er des sen­sa­tions désagréables comme la para­noïa ou l’angoisse, surtout avec un taux de THC élevé. 

Une consommation majoritairement récréative

La plu­part des per­son­nes expliquent qu’elles con­som­ment du cannabis pour se relax­er ou pour ressen­tir du plaisir ou une forme de bien-être. Dans une étude sur les moti­va­tions des ado­les­cent·es (16 – 22 ans)1, les raisons les plus évo­quées sont la relax­ation, la sen­sa­tion d’être intox­iqué·e (« stone »), l’amélioration des activ­ités ou la lutte con­tre l’ennui.

Con­traire­ment à cer­taines idées reçues, le cannabis n’est pas sys­té­ma­tique­ment con­som­mé pour fuir des émo­tions néga­tives.2 De nom­breuses per­son­nes l’utilisent de façon mod­érée, à l’image de la con­som­ma­tion d’alcool, qui reste occa­sion­nelle pour la majorité des individus.

Le risque d’addiction

Si la majorité des per­son­nes restent dans une con­som­ma­tion de cannabis con­trôlée, l’addiction est pos­si­ble. Lorsqu’elle s’installe, la con­som­ma­tion devient un automa­tisme, une habi­tude qui se jus­ti­fie par elle-même.

Il est toute­fois impor­tant de bien se ren­seign­er sur ce que recou­vre ce diag­nos­tique avant de qual­i­fi­er une con­som­mation d’addictive. Un·e professionnel·le sera le·la plus à même de vous aigu­iller en cas de doute.

  1. Boys, A., Mars­den, J., & Strang, J. (2001). Under­stand­ing rea­sons for drug use amongst young, (4), 457‑469.[]
  2. Spencer, C., Cas­tle, D., & Michie, P. T. (2002). Moti­va­tions That Main­tain Sub­stance Use Among Indi­vid­u­als With Psy­chot­ic Dis­or­ders. Schiz­o­phre­nia Bul­letin, 28(2), 233‑247.[]